- 26 février 2026
- | Source: Aannemer
Les accidents de travail dans le secteur de la construction et de l’installation continuent à baisser
Les efforts portent leurs fruits

En 2024, le nombre d’accidents de travail avec au moins un jour d’incapacité a baissé de 6 % dans le secteur de la construction et de l’installation, selon une analyse d’Embuild sur la base des derniers chiffres de FEDRIS, l’agence fédérale des risques professionnels. Avec 7166 accidents du travail, le secteur de la construction poursuit la tendance positive de ces dernières années en matière de sécurité.
La construction fait mieux que la moyenne depuis des années
Le secteur de la construction et de l'installation s'en sort donc beaucoup mieux que la moyenne de l'économie, puisque le nombre total d'accidents du travail, tous secteurs confondus, n'a diminué que de 2,7 % au cours de la même période. « Depuis des années, le secteur de la construction affiche des performances supérieures à la moyenne de l'économie en termes de sécurité. C'est le résultat d'efforts constants, mais nous voulons aller encore plus loin », assure Niko Demeester, administrateur délégué d'Embuild.
En 2024, le secteur de la construction et de l’installation belge décomptait 7166 accidents du travail avec au moins un jour d'incapacité. On note une baisse de 6 % par rapport à 2023, alors qu’on comptait 7622 accidents de travail dans le secteur. En comparaison, dans tous les secteurs de notre économie, le nombre d'accidents de travail ayant entraîné au moins un jour d'incapacité n'a diminué que de 2,7 % d'une année sur l'autre.
Formation de base obligatoire en matière de sécurité
Niko Demeester, Administrateur délégué d’Embuild, explique : « Chaque accident du travail est un accident de trop, c'est pourquoi nous restons déterminés à augmenter la sécurité sur les chantiers. Le secteur de la construction et de l'installation investit massivement, à juste titre, dans la sécurité et ces efforts portent clairement leurs fruits. La formation de base obligatoire de huit heures en matière de sécurité pour toute personne travaillant sur un chantier de construction, que nous avons introduite à partir de 2023, joue un rôle crucial à cet égard ». Ceux qui ne font pas suivre pas cette formation risquent d’être sanctionnés. Et cela ne vaut pas uniquement pour les indépendants ou les sous-traitants, mais aussi pour les entrepreneurs principaux s’ils contrôlent insuffisamment la chaîne. Cette mesure permettra de réduire davantage le nombre d'accidents du travail dans les années à venir, d'autant plus que l'accord sectoriel récemment conclu par la Commission paritaire de la construction (CP 124) prévoit une remise à niveau obligatoire de la formation de base en matière de sécurité au plus tard dix ans après l'avoir suivie.
La numérisation contribue à une plus grande sécurité
La numérisation croissante de notre secteur contribue également à rendre l'environnement de travail plus sûr. Ainsi, les drones sont de plus en plus utilisés pour que les zones les plus dangereuses des maisons et des bâtiments ne nécessitent pas de travaux physiques immédiats et que toutes les menaces possibles puissent être cartographiées. L’utilisation des logiciels BIM permet de détecter à l’avance les risques et les scénarios dangereux. En outre, les applications d’IA aident également à rendre les conditions de travail plus sûres et à gérer les risques de manière proactive, notamment grâce à une surveillance avancée et à des ajustements en temps réel des protocoles de sécurité. Enfin, il est possible d’améliorer la sécurité sur les chantiers avec de meilleurs équipements de sécurité et une plus grande conscience des travailleurs.
Des statistiques plus précises exigées
Embuild s'engage à améliorer encore la sécurité sur le chantier. Ainsi, la fédération de la construction plaide pour disposer de statistiques encore plus précises sur les accidents du travail dans le secteur. Les chiffres actuels de FEDRIS ne comprennent pas les accidents impliquant des indépendants et des travailleurs détachés. Embuild demande que ces accidents soient également enregistrés afin d'obtenir une image complète de la situation en matière de sécurité. En outre, la fédération de la construction souhaite que la sécurité soit incluse en tant qu'élément distinct dans tous les marchés publics et que ce poste de coût soit exclu de la concurrence afin qu’on ne soit pas tenté à économiser sur les mesures de sécurité pour pouvoir introduire un devis moins cher.